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La toxicomanie

Une maladie complexe qui affecte le cerveau

L'addiction est un trouble complexe.

L'addiction à la drogue est établie lorsqu'un individu devient psychologiquement et/ou physiquement dépendant de substances comme des drogues illicites ou des médicaments sur ordonnance.

Les individus souffrant d'une addiction ressentent un besoin compulsif de consommer de la drogue malgré les conséquences négatives, et ils sont incapables de s'arrêter par leur seule volonté. L'abus chronique de drogues peut avoir des effets désastreux sur la santé mentale et physique d'un individu.

Les causes d'une addiction sont complexes et peuvent inclure des facteurs psychologiques, physiques, génétiques, sociaux et liés au mode de vie. Une addiction entraîne parfois une immense détresse pour la famille et les proches, car les toxicomanes sont souvent dans le déni de leurs problèmes et incapables de maîtriser leurs compulsions.  Heureusement, grâce aux progrès scientifiques, nous savons maintenant comment les drogues affectent le cerveau et qu'il est possible de traiter une addiction.

L'échelle individuelle de la toxicomanie

L'Organisation mondiale de la santé estime que près de 250 millions de personnes (soit 5,7 % de la population) utilisent des substances psychoactives, parmi lesquelles : 

  • Cocaïne 
  • Héroïne 
  • Cannabis 
  • Médicaments sur ordonnance 

Selon les Nations Unies, 29 millions de personnes souffriraient de troubles liés à l'usage de drogues, et 200 000 décès découlant de cet usage seraient déclarés chaque année. Il est probable cependant que le bilan humain réel soit bien plus élevé, dans la mesure où de nombreux décès liés à l'usage de drogues ne sont pas déclarés, car la cause sous-jacente du décès est mal interprétée.

Qu'est-ce qui incite certains d'entre nous à développer une dépendance ?

Aucun facteur ne peut prédire si telle ou telle personne deviendra ou non dépendante à la drogue. Bien que l'abus de drogues puisse toucher tous les groupes d'âge, il s'avère particulièrement dévastateur au cours de l'adolescence. 

Le risque d'addiction est influencé par la biologie, les facteurs génétiques et l'environnement social propres à une personne. Les toxicodépendants utilisent parfois des substances de manière à dissimuler des problèmes sous-jacents tels qu'une détresse émotionnelle ou des troubles mentaux. Cependant, cela ne fait qu'exacerber ce qui est en réalité une maladie mortelle.

La décision initiale de prendre de la drogue peut être volontaire, mais au fil du temps l'usage répété modifie le cerveau et a une incidence sur la maîtrise de soi et la capacité à prendre des décisions rationnelles.

Les drogues peuvent entraîner une addiction

La toxicomanie est associée à un large éventail de substances, parmi lesquelles :

La cocaïne

La cocaïne est un stimulant puissant pour le cerveau et l'une des drogues les plus fortement addictives. Elle se présente sous deux formes : le chlorhydrate de cocaïne (une poudre cristalline blanche) ou des « cailloux de crack » (du chlorhydrate de cocaïne mélangé à de l'ammoniac ou du bicarbonate de soude). La cocaïne est prisée, fumée ou dissoute dans de l'eau et injectée.

Les effets à court terme de la cocaïne sont notamment : la constriction des vaisseaux sanguins, la dilatation des pupilles, l'augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, l'augmentation de la température corporelle, l'insomnie, la perte de l'appétit, l'agitation, l'irritabilité et l'anxiété.

L'usage de cocaïne à doses élevées ou de manière prolongée peut causer une psychose paranoïaque. Fumer du crack peut conduire à un comportement paranoïaque particulièrement agressif. L'usage chronique de cocaïne peut entraîner des complications telles que : convulsions, hémorragies cérébrales, crise cardiaque et insuffisance rénale.

L'héroïne

L'héroïne est un opiacé extrêmement addictif. C'est un dérivé de la morphine obtenu du pavot à opium. L'héroïne est un dépresseur qui interfère avec les centres de plaisir du cerveau afin de procurer des sentiments d'euphorie. Elle est ingérée de diverses façons (fumée, injectée ou prisée). 

Les effets à court terme de l'héroïne sont par exemple, la somnolence, la sécheresse buccale, le rougissement de la peau, la lourdeur des extrémités et une diminution de la fonction mentale due à la dépression du système nerveux central. D'autres effets sont possibles, notamment : ralentissement de l’élocution, contraction des pupilles, paupières tombantes, vomissements ou constipation.

L'usage chronique d'héroïne peut entraîner un affaissement des veines, une infection cardiaque et une maladie du foie. Des complications pulmonaires telles qu'une pneumonie peuvent également résulter de l'effet de l'héroïne sur le système respiratoire. L'héroïne peut contenir des additifs conduisant à des complications, et les utilisateurs risquent de faire une overdose mortelle.

Le cannabis

Le cannabis est la drogue la plus largement disponible et, selon les Nations Unies, elle serait consommée par près de 183 millions de personnes dans le monde. Le principal constituant chimique actif du cannabis est le THC (delta-9-tétrahydrocannabinol) qui a un effet relaxant sur le cerveau. Le cannabis est souvent fumé, mélangé à de la nourriture ou infusé comme du thé.

Bien que la consommation de cannabis ait été libéralisée dans de nombreuses parties du globe, les préoccupations demeurent quant à son usage chronique et aux problèmes physiques et psychologiques potentiellement associés.  Les effets à court terme peuvent inclure la perte de mémoire, une déformation de la perception, des difficultés de concentration, la perte de la coordination, une augmentation du rythme cardiaque et de l'anxiété (en particulier si associé à d'autres drogues).

L'usage de cannabis à long terme peut mener à la psychose paranoïaque nécessitant parfois un placement en institution. La fumée du cannabis contiendrait en outre les mêmes composants cancérigènes que la fumée du tabac.

Les médicaments sur ordonnance

Les gens ont souvent tendance à penser que les médicaments sur ordonnance ou en vente libre sont plus sûrs que les substances illicites, alors qu'ils peuvent s'avérer tout aussi addictifs et dangereux. L'usage prolongé et à fortes doses de médicaments sur ordonnance, ou en association avec d'autres substances telles que l'alcool, peut entraîner de graves dommages physiques et psychologiques.

L'abus de médicaments sur ordonnance est bien plus fréquent que celui de cocaïne et d'héroïne. L'Institut national américain sur l'abus des drogues estime que 20 % des usagers aux États-Unis ont pris des médicaments sur ordonnance pour des motifs non médicaux.

Les médicaments sur ordonnance qui font souvent l'objet d'un usage excessif sont notamment les analgésiques opioïdes (OxyContin ou Vicotin), les sédatifs (Xanax ou Valium) et les stimulants (Dexedrine, Adderall ou Ritalin).

Pour de plus amples informations, faites le test d'autoévaluation de la dépendance à la drogue ou contactez-nous. 

Liens utiles

L'Institut national américain sur l'abus des drogues 

Nations Unies (marchés de drogues illicites) 

Organisation mondiale de la santé (Prise en charge de l'abus de substances) 

Cocaine Anonymous (Cocaïnomanes anonymes) 

Narcotics Anonymous (Narcotiques anonymes) 

Marijuana Anonymous (Cannabinomanes anonymes)  

Pills Anonymous (Accros aux médicaments anonymes) 

 

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